021969 Les classes laborieuses au XIXe siècle. Représentations et réalité historique.

  • Dates des cours : 3oct-10oct-17oct-7nov-14nov-21nov-28nov-5déc-12déc-19déc-9janv-23janv
  • Heure de début du cours : 14:00
  • Heure de fin du cours : 16:00
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Daniel GUYON


Daniel GUYON

Il s'agit du même cours que l'an dernier.

Les classes laborieuses, pendant la Révolution industrielle, étaient surtout constituées de travailleurs manuels. Cette société en voie de prolétarisation a été décrite et analysée par des écrivains, artistes, journalistes, médecins, hommes politiques, historiens, idéologues du XIXème siècle … Mais avec des approches différentes.  Ces représentations du peuple peuvent donc être comparées. L’historien, du fait de sa démarche rigoureuse devrait permettre de trancher. Cependant, l’approche historique évolue avec le temps, selon les contextes politiques et la disponibilité des archives. En témoignent  les manuels scolaires du XIXème siècle en général, et les travaux d’historiens des XIXe et XXe siècle en particulier.

Comment le peuple est-il perçu par la bourgeoisie ? Quelle image a-t-il de lui-même ? Ce sont ces représentations qui prévalent dans l’imaginaire collectif au travers des romans, gravures, tableaux qui nous sont parvenus. Et plus rarement au travers de témoignages issus des classes populaires elles-mêmes. Le pathos, le mélodrame ont permis de sensibiliser l’opinion publique. La réalité quantitative des enquêtes sociales, des travaux d’historiens et de certains idéologues permet de voir ce qui, au delà de l’émotion, est la réalité du quotidien des classes laborieuses au XIXe siècle.

Le cours comprendra trois parties. Nous verrons d’abord que les écrivains et artistes sont à la fois des témoins et des acteurs de leur époque. Témoins, dans la mesure où ils prennent les classes populaires comme sujet, et acteurs car ils dénoncent la misère et l’exploitation. Puis nous aborderons le thème de la ségrégation socio-spatiale et son effet sur les mentalités. Enfin nous mentionnerons la prise de conscience de la paupérisation et les remèdes qui ont été proposés. Plusieurs thèmes seront examinés : l’homme et la machine, le travail en usine et à la mine, l’exode rural, la pauvreté, le travail des enfants, les revendications sociales, la ségrégation et les discriminations, la condition féminine, la violence, la vie de famille, les problèmes de logement, le remodelage urbain,  l’hygiène et la santé, l’éducation …  Parmi les écrivains et artistes « invités » nous retrouverons : Louise Michel, Colette, Aurore Dupin (George Sand), Berthe Morisot, Suzanne Valadon, Victor Hugo, Honoré de Balzac, Emile Zola, Eugène Sue, Jules Vallès, Charles Dickens, Jack London, Hector Malot, Fédor Dostoïevski, Gustave Courbet, Eugène Delacroix, Gustave Caillebotte, Edgar Degas, Gustave Doré …

Le sujet sera traité à partir d’extraits de films et de romans, d’oeuvres artistiques et de gravures, de photos, d’analyses de spécialistes dans différents domaines. Le cours sera interactif, et laissera donc une large part aux interventions des participants qui pourront faire part de leurs lectures et de leurs commentaires.

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033020 La perception des risques et des catastrophes

  • Dates des cours : 23janv-30janv-6févr-27févr-6mars-13mars-20mars-27mars-3avr-24avr-15mai-22mai
  • Heure de début du cours : 15:45
  • Heure de fin du cours : 17:15
  • Jour du cours : Jeudi
  • Intervenant : Daniel GUYON


Daniel GUYON

On pensait pouvoir dompter la nature. Mais les catastrophes naturelles sont plus fréquentes et plus dévastatrices, les épidémies et l’insécurité alimentaire n’ont pas été éradiquées, les ressources ne sont pas inépuisables. Les risques géopolitiques majeurs, qui semblaient s’éloigner avec la fin de la Guerre froide, reviennent sur le devant de la scène. Le risque sanitaire nous a durement impacté avec la « pandémie ». On pourrait aussi s’interroger sur le risque numérique.
Le risque relève du probable et la catastrophe du réel. Les spécialistes des risques et des catastrophes les distinguent selon leur origine : naturelle, technologique, biologique, sociopolitique. Il pourrait être intéressant de remonter dans le temps pour comprendre la situation présente (approche historique). Car les catastrophes ne sont pas un fait nouveau. Elles laissent parfois des traces dans la mémoire collective.
Certains risques naturels, comme les inondations, les séismes, les éruptions volcaniques montrent la nécessité de raisonner sur le temps long. Mais les humains ont la mémoire courte. Ont-ils conscience de ce qu’est une crue centennale, par exemple ? Il est également nécessaire de visualiser les zones à risques, de montrer la vulnérabilité socio-économique de certaines populations, notamment dans les pays en voie de développement (approche géographique).

Le cours sera articulé autour d’études de cas (catastrophes anciennes et récentes), en s’appuyant sur des documents (vidéos, articles de presse, analyses de spécialistes, récits et romans évoquant des catastrophes), pour comprendre les enchaînements. Car dans un premier temps, c’est la sidération qui l’emporte, puis l’aide aux sinistrés s’organise. Dans une deuxième temps intervient l’enquête, puis des moyens sont mis en œuvre pour éviter une nouvelle catastrophe.

Ce cours sera interactif, c’est-à-dire qu’il laissera une place importante à l’échange entre les participants, comme par exemple l’apport de témoignages ou d’éventuelles expériences professionnelles qui pourront alimenter le débat. Néanmoins, il ne nécessitera pas de connaissances spéciales sur les sujets traités.

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