LETTRES et SCIENCES HUMAINES

011015 Pour le meilleur et pour le pire – Approche littéraire de la Science-fiction

  • Vendredi - 10:00 à 12:00
  • 8janv-29janv-12févr-19févr-12mars-19mars-2avr-9avr-16avr-23avr-21mai-28mai
  • 108 €

Lilas NORD

Dans cette exploration d’un domaine singulier de la littérature, nous commencerons par partir à la rencontre des pionniers du genre, qui n’ont pas attendu que l’on valide le nom de « Science-fiction » pour se lancer dans l’aventure de l’anticipation. « Intuition funeste » pour les uns, « merveilleux scientifique » pour les autres, chacun esquisse l’avenir à son image et la Science-fiction devient le reflet des aspirations, ambiguïtés ou hantises de la société.

Nous parcourrons ensuite ce vaste univers littéraire en défrichant ou redécouvrant certains de ses territoires, de l’Europe aux États-Unis et de l’Afrique à l’Asie, de la nouvelle à la saga, du roman à la bande dessinée, de la proto-SF à l’uchronie, en passant par le Steampunk. Cette traversée de la Science-fiction nous ouvrira l’un des plus fabuleux laboratoires de création littéraire où s’élaborent entre autres promesses et cauchemars de la science, nouvelles approches de l’homme et de l’altérité, liberté et pouvoir infinis de l’imagination.

011103 Fait divers et littérature au XIXe siècle

  • Mercredi - 15:15 à 17:15
  • 3févr-10févr-17févr-10mars-17mars-24mars-31mars-7avr-21avr
  • 81 €

Chantal PIERRE

Fait divers et littérature : l’appétence du roman pour les faits divers sanglants au XIXe siècle est un phénomène connu, qu’il s’agisse du roman-feuilleton mais aussi du roman réaliste.
Dans une France qui s’urbanise et s’alphabétise, le crime se situe au cœur de la culture de masse qui le propage, le met en scène, le fantasme.
Examiner ce lien à la fois conflictuel et productif qui brouille les frontières de la fiction et du réel.

En revenant sur quelques affaires (‘la bergère d’Ivry’ dont on trouve des échos dans Les Misérables, qui repassent sur les lieux du meurtre, « l’affaire Troppmann », qui mobilise tous les esprits quelques mois avant la guerre de 70, « l’affaire Ménesclou », sordide affaire de viol sur enfant, dont Zola réprouve l’étalage des détails abjects dans la presse… ), on abordera dans ce cours, qui s’appuiera sur les travaux fondateurs d’histoire culturelle de Dominique Kalifa.

A travers ces textes, on posera la question de la valeur et de l’usage littéraire, sociologique et anthropologique de cet objet qui continue son œuvre d’aimantation aux XXe et XXIe siècles comme en témoignent les écrits des surréalistes sur l’affaire Violette Nozière ou le livre récent de l’historien et écrivain Ivan Jablonka, Laetitia ou la fin des hommes.
Le cours s’appuiera sur des extraits de textes canoniques (Victor Hugo, Les Misérables, Balzac, Splendeurs et Misères des courtisanes, Zola, Le lecteur du Petit-Journal, Disparitions mystérieuses, La Bête humaine) et sur des extraits de feuilletons, de chroniques judiciaires et de correspondances qui seront distribués lors des séances.

011104 Exploration littéraire : Victor Hugo, Les Misérables

  • Mardi 14:00 à 15:30
  • 12janv-26janv-9févr-9mars-23mars-6avr-20avr-11mai-18mai-25mai
  • 67.50€

Yves TOUCHEFEU

Le cours a pour objectif de mettre en pleine lumière la richesse et la profondeur de ce grand roman. C’est un roman captivant, audacieux et courageux. C’est un roman qui fait réfléchir. C’est un roman émouvant.
Les explications et commentaires qui seront apportés auront pour but premier d’enrichir le plaisir de lire..
Les douze séances de ce cours accompagneront la découverte progressive de ce roman :

  1. Les étapes de l’écriture : un livre porté par une longue histoire
  2.  L’ouverture du roman : Monseigneur Bienvenu et l’entrée en scène de Jean Valjean
  3.  Une figure de la misère, une victime de la violence sociale : Fantine
  4.  Jean Valjean et Cosette : de Monfermeil à la rue Plumet
  5.  Lieux romanesques : la masure Gorbeau, le couvent du Petit-Picpus, la maison de la rue Plumet
  6.  Le personnage de Marius
  7.  La barricade de la rue Saint Denis
  8.  Gavroche et Eponine
  9.  Les figures antithétiques de Thénardier et de Javert
  10.  Grandeur des Misérables : roman populaire, social, politique, poétique, roman engagé et « roman pensif »

L’édition conseillée est celle de la collection Folio Classique, en deux volumes, n° 3323 et 3224, édition d’Yves Gohin.  C’est dans cette édition que seront données les références.

 

011105 Cycle proustien, 1ère année « De la lanterne magique aux tableaux d’Elstir »

  • Mercredi - 10:00 à 12:00
  • 13janv-27janv-10févr-10mars-24mars-31mars-7avr-14avr-21avr-11mai-19mai-26mai
  • 40 €

Yves FRAVALO

Engageant un cycle qui déborderait le temps du centenaire (Marcel Proust est mort en novembre 1922), ce cours, dont la visée idéale est d’accompagner une lecture totale d’A la Recherche du temps perdu, aura pour supports essentiels, durant l’année à venir, les deux premiers tomes de l’œuvre : Du côté de chez Swann (Sw.) et A l’Ombre des jeunes filles en fleurs (J.F.).

Après la présentation rapide d’une conception du travail de l’écrivain, explicitement formulée dans la dernière partie du Temps retrouvé, afin que soit prise la mesure d’une ambition romanesque consciente de ses visées et de ses moyens, nous procéderons, en faisant alterner regard surplombant et analyse du détail, à une lecture des sections du récit intitulées « Combray » (Sw.) et « Noms de pays : le pays » (J.F. II)

Disposant les premiers jalons d’un parcours qui arrache progressivement le héros à l’univers cyclique et stable d’une enfance où s’est accumulé le substrat nourricier de l’impression sensible en même temps que s’y est formée une vision des choses docile aux préjugés familiaux, à la fantaisie du rêve et aux exigences du désir, les deux premiers volumes montrent un adolescent soumis, dans la rencontre de tout ce qui a pu l’attirer de loin, à l’épreuve répétée de la déception.

Mise en mouvement par le tournoiement des formes au sein de la mémoire, mais réglée par un artiste lucide – « qui tient en cercle autour de lui le fil des heures, l’ordre des années et des mondes » -, la lanterne magique de l’écriture proustienne éclaire, à travers le retour et la métamorphose des personnages qu’elle anime, le jeu de ses leitmotive, les échos qu’elle donne à saisir entre les époques et les lieux, dans l’arabesque de ses lignes ou dans ses symétries concertées, la ronde incessante des croyances et des illusions où s’étourdit toute existence ; existence qui peut n’être que temps perdu si elle n’est finalement rédimée, comme elle pourra l’être pour le héros, par la création artistique.

Selon la loi en effet du renversement promis par les titres (temps perdu / temps retrouvé), la quête ici retracée se clôt sur l’accès à des certitudes qui fondent un projet d’écriture. Si cette œuvre, qui s’attarde longuement à peindre les séductions et la vanité du théâtre mondain, qui donne à sentir la mobilité des êtres, le vide et le tragique de l’amour, l’évanescence fatale du mystère et de la beauté, si cette œuvre fait de l’aventure romanesque le lieu d’une interrogation – la plus vertigineuse qui soit peut-être dans notre littérature depuis Montaigne et Pascal – sur le statut du moi, du réel et du vrai, elle aboutit, selon les mots de l’auteur lui-même, à « la plus croyante des conclusions » ; et le nœud du credo développé dans les dernières pages tient à l’affirmation du primat de l’impression sensible devenue « critérium de vérité » et voie d’accès au réel retrouvé. Approfondissement et pleine appropriation des lois du paradoxe observé très tôt par le héros dans les tableaux d’Elstir.

Volumes à posséder (peu importe l’édition) dès cette année :

  • Du côté de chez Swann
  • A l’Ombre des jeunes filles en fleurs
  • Le Temps retrouvé

 

011131 Jules Verne, du roman de la science au voyage initiatique

  • Mardi - 10:00 à 12:00
  • 5janv-12janv-19janv-26janv-2févr-9févr
  • 54€

Olivier SAUZEREAU

Au début des années 1860, Jules Verne crée un genre littéraire nouveau : le roman de la science, avec pour projet grandiose de raconter lʼhistoire de lʼunivers en résumant “toutes les connaissances géographiques, géologiques, physiques, astronomiques, amassées par la science moderne”. Programme colossal qui aboutit à lʼédition de 62 romans. Durant 40 ans, Jules Verne entraîne ses lecteurs dans toutes les parties du monde, des profondeurs de la terre jusquʼaux confins du système solaire. Le héros de Jules Verne est un personnage en mouvement. Il se déplace à travers le monde en utilisant différents moyens de communication. Jules Verne a été un défricheur de mondes inconnus, mais est-il le père du roman de science fiction ? Lʼobjectif de ce cours est de donner les clefs de lecture pour quelques-uns des plus exceptionnels “Voyages Extraordinaires” et de (re)découvrir lʼhomme Jules Verne dans ce contexte si particulier du XIXe siècle.

Jules Verne marin et écrivain de la mer ; lʼimportance des symboles et de lʼidée du roman initiatique ; création du roman de la science ; Jules Verne et Edgar Poe ; lʼimportance de lʼastronomie ; la genèse des “Voyages Extraordinaires” et lʼorigine des sources littéraires et scientifiques ; les rap- ports de Jules Verne avec son éditeur Pierre-Jules Hetzel ; la “mise en scène” des “Voyages Extraordinaires” et lʼimportance de lʼillustration.

011132 Jules Verne et les Anglais, Italiens, Russes, Suisses, Français, Norvégiens, Hindous et… Bretons

  • Lundi - 15:45 à 17:15
  • 11janv-18janv-25janv-1févr-8févr-15févr-8mars-15mars
  • 54€

Jean-Yves PAUMIER

Huit nouveaux pays dans lesquels le romancier nantais, dont l’ambition définie avec son éditeur Hetzel, était de « peindre la terre entière par le roman » a situé quelques-uns de ses romans. Si le voyage de ses héros est extraordinaire, si l’aventure est bien présente, si la science en marche est utilisée… c’est bien pour exprimer l’âme des lieux concernés. Jules Verne n’a de cesse de construire une géographie vivante, en marche… qui soit le reflet des peuples. Ses héros, et tous les protagonistes de ses livres, sont des personnages vivants, correspondant à la réalité de l’époque, inscrits dans l’histoire et les lieux de leurs pays.

Chaque cours traitera d’un pays. Avec Jules Verne, nous appréhenderons quelques pans de son histoire, nous découvrirons certains lieux et l’âme qui s’en dégage, nous mangerons et boirons les spécialités locales… parfois nous pourrons aussi chanter ! À partir des romans, et autres textes (pièces de théâtre, articles écrits pour des revues, entretiens, lettres…), ou en se référant à ses sources d’inspiration, apparaissent des personnages représentatifs, des villes et paysages traversés… Le romancier tisse ainsi un portrait singulier de chaque pays, n’hésitant pas à délivrer avec humour quelques bon mots.

011140 La langue française et ses métamorphoses

  • Mardi - 14:00 à 16:00
  • 12janv-26janv-9févr-9mars-23mars-6avr-20avr-18mai-1juin
  • 81 €

Bernard MELGUEN
La langue française, dans sa richesse et son extrême souplesse, est le théâtre de nombreuses métamorphoses dont nous étudierons quelques exemples.

Des expressions et locutions imagées. Mémoire d’un lointain passé, leur sens premier, souvent oublié, nous réserve bien des surprises.
L’argot et les argots : d’où viennent-ils et quelle est leur fonction sociale ?
Les mots de l’actualité et ceux de la publicité. Les moyens de communication actuelle nous imposent quantité de mots nouveaux dont l’origine et le sens gagnent à être précisés.
Sigles, acronymes et mots-valises. Ces nouveaux venus, aujourd’hui d’un emploi courant, obéissent à un code linguistique précis. Lequel ?
Jongler avec les mots. Notre langue se prête à d’innombrables acrobaties étonnantes et réjouissantes : anagrammes, palindromes, holorimes, lipogrammes, contrepèteries, calembours… qui sont souvent l’oeuvre de grands écrivains.
La francophonie : l’aventure des mots français qui ont migré dans d’autres langues.
Deux domaines seront étudiés plus spécifiquement : le vocabulaire animal et celui des injures.

011141 Les mots français et leur histoire

  • Mardi - 10:00 à 12:00
  • 12janv-26janv-9févr-9mars-23mars-6avr-20avr-18mai-1juin
  • 81 €

Bernard MELGUEN
Les mots sont nos compagnons de tous les jours. Indispensables et transparents au quotidien, ils vivent, s’usent et se transforment. Parfois, l’un d’entre eux nous interpelle : d’où ce mot vient-il et que signifie-t-il ‘vraiment’ ?
Pour y répondre, il est nécessaire d’interroger l’étymologie, science jeune et malicieuse qu’il convient d’aborder avec méthode.
Aucun préalable n’étant requis, cet apprentissage comportera :
une histoire de la langue française, elle-même modelée par l’histoire de notre pays, des fiches techniques : morphologie (racines, préfixes, suffixes), sémantique (évolution du sens) et néologie (comment inventer des mots nouveaux ?), un large éventail de mots ainsi que des exercices ludiques accompagneront notre progression, deux domaines seront étudiés plus spécifiquement : les mots inspirés par le ciel et les mots de la mer.

011151 « Visions capitales » : Judith et Salomé. Arts et littérature (Programme sur 2 ans)

  • Vendredi - 10:00 à 12:00
  • 8janv-15janv-22janv-29janv-5févr-12févr-19févr-12mars-19mars-26mars-2avr-9avr-16avr-23avr
  • 40 €

Claude DUPONT

Cette première année portera essentiellement sur les arts.

On envisagera la représentation, du Moyen Age au milieu du XIXe siècle, de deux figures bibliques antithétiques, Judith et Salomé, dont les iconographies, paradoxalement, tendront presque parfois à se confondre.

D’autre part, la figure de Salomé étant liée à l’histoire de Jean-Baptiste, on parcourra de nombreux cycles de la vie du Précurseur, du XIIe au XVIe siècle.

La seconde année sera consacrée à l‘émergence du mythe de Salomé dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe, dans les différents domaines de la création littéraire et artistique.

 

011170 Indochine, rêve d’Asie… une croisière au long cours

  • Jeudi - 14:15 à 16:15
  • 7janv-21janv-4févr-11févr-18févr-11mars-18mars-25mars-1avr-8avr
  • 90 €

Henri COPIN

Au fil d’une croisière de 12 séances, découvrir le siècle d’histoire commune de la France et des pays de l’ex-Indochine, dans le sillage des livres, films, sciences, arts, religions, cuisine… Ouvertures sur le Cambodge, le Laos, le Vietnam contemporains, et les évolutions de l’historiographie.
Richement illustré, ce cours se veut convivial, et fait une place aux échanges et aux interventions des participants.

La croisière combine deux approches : chronologique, et thématique.
Histoire : la France et les pays de l’Indochine, des guerres de l’opium et la conquête et à l’indépendance, par la guerre ; les sociétés en situation coloniale, échanges, croisements, affrontements.
Littérature, cinéma : voyageurs, romanciers, journalistes, réalisateurs, à la découverte de l’Autre.
Religions et pratiques religieuses d’Asie, une fascination d’altérité.
L’École Française d’Extrême-Orient, Angkor, naissance d’une science coloniale.
L’École des Beaux-Arts de Hanoï, échanges culturels, peinture et arts contemporains.
Indochine et francophonie : un rêve disparu ?
Littérature et auteurs contemporains du Vietnam et du Cambodge.
Que reste-t-il de l’Indochine dans la péninsule indochinoise d’aujourd’hui ?
Lecture possible : Ma sœur aux yeux d’Asie, de Michel Ragon – Métisse blanche, de Kim Lefèvre – Terre des oublis, de Dong Thu Huong – Ru, Man, Vi, de Kim Thuy – Le venin du Papillon, d’Anna Moï.

011171 Rêver et connaître, vers l’Ailleurs et l’Autre

  • Vendredi - 14:00 à 16:00
  • 8janv-22janv-5févr-12févr-19févr-12mars-19mars-26mars-2avril-9avr
  • 90 €

Henri COPIN

Vers l’Ailleurs et l’Autre d’Asie et d’Afrique, rêvés et connus, au fil des récits de voyage, romans, poésie, peinture, cinéma, poésie, de la période coloniale aux représentations actuelles.

Richement illustré, le cours se veut convivial, ouvert aux échanges. De brèves et ludiques activités d’écriture pourront être proposées.

Un parcours vagabond des mille façons de découvrir et penser l’autre, de Loti à Levi-Strauss en passant par Ségalen, Pavie, Caillié, Brazza, des écrivains voyageurs,  Asiatiques ou Africains.
De l’exotisme vers l’altérité,  des échanges culturels, qui renvoient au monde d’aujourd’hui.
Lecture possible : Toum, de Faivre/Delavignette, L’Harmattan – L’usage du monde, de Nicolas Bouvier – Passagère du silence, de Fabienne Verdier – Le Monde est mon langage, de Alain Mabanckou – Le bureau des étangs et des jardins, de Didier Decoin – Petit traité sur l’immensité du monde, de Sylvain Tesson.
Visite possible de l’atelier d’un peintre.

011801 Du carnet à la case : dans la fabrique de la bande dessinée.

  • Mardi - 17:00 à 19:00
  • 5janv-16févr-16mars-13avr-11mai-25mai
  • 72€

Lilas NORD

Quand on feuillette une bande dessinée, on a parfois du mal à imaginer le foisonnement d’esquisses et de recherches derrière les planches bien agencées. Cette année, toujours en collaboration avec Maison Fumetti, le lieu nantais dédié à la bande dessinée et aux arts graphiques, nous vous proposons de plonger au cœur du travail de création des artistes du neuvième art, illustrateurs et illustratrices comme scénaristes.

Ébauches, synopsis, crayonnés, mises en couleur, les différentes étapes de la bande dessinée seront abordées dans une alternance de séances théoriques et de rencontres privilégiées avec des artistes nantais. Pour mieux comprendre comment s’invente et se compose une bande dessinée, nous voyagerons notamment à travers les carnets de dessinateurs et de dessinatrices, fascinantes coulisses de la création. Qu’ils soient objets d’expérimentations ou d’exposition, d’introspection ou d’exploration, nous parcourrons différents types de carnets, outils quotidiens ou œuvres d’exception.

Ce parcours d’exploration des coulisses de la bande dessinée se composera de séances théoriques et de rencontres avec des professionnel.le.s de la bande dessinée.

012001 Le bonheur

  • Vendredi - 10:15 à 11:45
  • 8janv-15janv-22janv-29janv-5févr-12févr-19févr-12mars-19mars-26mars-2avr-9avr
  • 40 €

Robert MULLER

Le bonheur n’est pas une idée neuve, mais à en juger par l’abondance des messages qui circulent sur le sujet, c’est manifestement une idée à la mode. Ces messages se réfèrent volontiers à la « sagesse » des Anciens et à la notion de vie bonne, expression souvent mal comprise. Il se trouve que nous avons à notre disposition un texte ancien expressément consacré à la question : La vie heureuse de Sénèque, représentant de la tradition stoïcienne. Le texte est bref, mais il permet par là même d’étudier de près ce qu’est une théorie du bonheur dans une conception philosophique forte, et assez forte pour se confronter aux doctrines rivales d’Aristote et d’Epicure.

Nous utiliserons la traduction de P. Pellegrin, Paris, G-F Flammarion, 2005. Les latinistes (ou les lecteurs curieux) pourront se reporter à l’édition « Budé » : Sénèque, Dialogues, tome II, texte et trad. de A. Bourgery, Paris, Les Belles Lettres, 1923 (plusieurs rééditions).

Pour Aristote, on se réfèrera principalement à l’Ethique à Nicomaque, livre X ; pour Epicure, à la Lettre à Ménécée.

012020 Dans les pas de Montaigne

  • Vendredi - 10:00 à 12:00
  • 8janv-22janv-5févr-19févr-12mars-26mars-9avr-23avr-21mai-28mai
  • 40 €
Marie-France BOUVRE

Plaisir de penser, la philosophie est aussi travail de la pensée.
Plaisir qui se gagne, travail qu’on ne saurait éluder. Il faut apprendre à philosopher.
L’aide des grands maîtres est à cet égard irremplaçable car c’est grâce à elle qu’on y parvient le mieux.
Dans le cadre de cette initiation, ce sera avec Montaigne que nous apprendrons à philosopher : son œuvre est en effet un exemple parfait de cette inlassable quête de sens, de savoir et de sagesse que l’on dit être l’essence de la philosophie. Être « dans le pas de Montaigne », c’est s’efforcer de suivre « une allure si vagabonde que celle de notre esprit ».
Hormis le projet de se dire tout entier et sans réserve, le philosophe semble en effet n’imprimer aucune direction précise au cours de ses pensées. Il nous les livre, telles qu’elles se présentent, et sous leurs formes les plus « diverses et ondoyantes » : incertitudes et étonnements, sentiments et humeurs, gai scepticisme ou méditation mélancolique.
Chemin faisant, et bien qu’à « sauts et gambades », nous dégagerons au fil des Essais trois axes essentiels pour en saisir le propos : la vision de l’homme et du monde, marquée par l’inconstance de l’être ; la question du savoir et du vrai, oblitérée par l’incertitude et le doute ; et enfin la sagesse, dont l’éthique est à la portée de nos faiblesses.

012025 La philosophie des Lumières : un héritage politique.

  • Mercredi - 10:00 à 12:00
  • 10févr-17févr-10mars-17mars-24mars-31mars-7avr-14avr-21avr
  • 81 €

Jean-Luc NATIVELLE

La Philosophie des Lumières, que tout le monde sait situer au XVIIIe siècle, est souvent invoquée comme l’une des sources auxquelles va puiser notre monde contemporain. Les noms de Montesquieu, Rousseau, Voltaire ou Kant nous sont à tous familiers, mais nous ne savons pas toujours ce que nous leur devons. Sur le plan politique en particulier, nos valeurs autant que nos institutions sont héritées en grande partie à la fois de la pensée et des événements – souvent révolutionnaires – de ce siècle. Le projet du cours est d’identifier plus précisément cet héritage : axé autour de l’examen de quelques œuvres – dont Qu’est-ce que les Lumières ? de Kant (éd. GF) – il cherchera à nous faire mieux comprendre notre identité, constituée d’abord par notre attachement à la liberté de conscience, au respect des Droits de l’homme, à la démocratie, à la laïcité, et à nous éclairer sur nos difficultés à affronter les défis du monde d’aujourd’hui.

On peut lire :

  • Les Passions intellectuelles, Elisabeth Badinter, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins
  • Qu’est-ce que les Lumières ? Emmanuel Kant, éd. Flammarion, coll. GF
  • L’Esprit des Lumières, Tzvetan Todorov, Le Livre de poche biblio essais

012071 La beauté, le philosophe et le peintre

  • Mardi - 16:15 à 18:15
  • 5janv-12janv-19janv-26janv-2févr-9févr-16févr-9mars-16mars-23mars-30mars-6avr
  • 40 €

Guy BALOUP

Le cours se propose d’interroger cette singulière idée du BEAU – de la BEAUTE-  qui fonde , depuis son origine, la pensée,la pratique et la contemplation des oeuvres d’art occidenctales.On s’attachera à l’étude du sens de quelques régimes de pensée qui accompagnent et questionnent les artistes, leurs oeuvres et les spectateurs . Trois thèmes retiendront particulièrement notre attention :

  • le rapport métaphysique à la Beauté considérée comme  absolu tel qu’il est pensé par les anciens grecs jusqu’à  certains créateurs contemporains
  • le rapport subjectif à la Beauté tel qu’il s’installe dans l’art classique et moderne avec l’invention de l’Esthétique
  • le questionnement  de la Beauté dans l’art contemporain: définition nouvelle , dépassement,  rejet ?

On articulera lecture de textes philosophiques classiques et contemporains et présentation d’oeuvres plastiques d’époques diverses .

012101 Introduction aux Rencontres de Sophie : Le peuple

  • Jeudi - 18:30 à 20:00
  • 7janv-14janv-21janv-28janv
  • 30 € ou 8€ à l'unité

Jean-Michel VIENNE

 

L’objectif est d’introduire en 4 séances au thème des Rencontres de Sophie, qui se tiendront au Lieu Unique du vendredi 5 au dimanche 7 janvier 2021. Quatre conférenciers (philosophes mais aussi sociologues, spécialistes de sciences politiques) se succéderont pour engager un débat avec le public, de façon suivie et progressivement enrichie par les apports de chacun.

Il est de bon ton de se réclamer du peuple pour appuyer une critique de la dernière décision, une réforme à mener, un idéal à viser. Mais qu’est ce que le peuple ? N’est-ce que la masse des plus démunis, des travailleurs, des citoyens, opposée aux riches, aux oisifs, aux décideurs ? Ou le peuple est-il l’ensemble des habitants du pays, ceux qui ont la même langue, la même culture ? Est-ce seulement la majorité des citoyens qui s’exprime – mais qui s’exprime quand : lors des élections, dans les sondages, ou dans es manifestations ? L’appel au peuple est fréquent dans la vie politique, mais on voit qu’il est difficile de savoir à qui précisément on fait appel (et cela risque fort de varier selon les besoins). Cette imprécision est d’autant plus gênante que le peuple est la base de la démocratie (démos = peuple) tout autant que du populisme. Et, en ces temps incertains, il serait bon de voir clair dans ce que nous cherchons en politique : démocratie ou populisme ; démocratie représentative ou démocratie directe ? Que faire du peuple ? Nous tenterons au moins une cartographie de ce que nous appelons peuple et de ce qui en résulte dans la vie sociale et politique.

Continuer la lecture de 012101 Introduction aux Rencontres de Sophie : Le peuple

012120 La nature et le bonheur

  • Mercredi - 13:30 à 15:30
  • 6janv-13janv-20janv-27janv-3févr-10févr-17févr-10mars-17mars
  • 81 €

André GUIGOT

Le bonheur est redevenu une idée à la mode en philosophie. Il avait été particulièrement délaissé, voire méprisé durant le XXème siècle pour des raisons parfois philosophiques (l’existentialisme par exemple, soupçonnant cet idéal de compromission avec l’inauthenticité, le marxisme le ridiculisant comme idéal individualiste bourgeois, le positivisme le considérant comme non-philosophique, etc.). Pour le meilleur et le pire, cet idéal redevient « tendance », tellement, même qu’il sert d’outil marketing au détriment de toute critique à l’égard de la société, du pouvoir, et simplement de notre manière de vivre. Aujourd’hui, l’urgence écologique impose de repenser le bonheur comme devant être compatible avec les idéaux de vérité, de liberté et de justice sans lesquels il n’y  aurait plus de philosophie. La « nature » comme environnement végétal et animal, comme conditionnement biologique de notre identité, comme situation physique de notre liberté, cette « nature » est davantage qu’une condition accessoire au bonheur légitime, elle est ce par quoi le bien-être durable est possible, mais aussi ce qui redonne la force d’aimer, d’espérer. Ce cours abordera cette thématique à la manière de différents chemins de pensée à explorer à travers des textes, des auteurs et des courants philosophiques.

012125 Introduction à la pensée de Nietzsche

  • Lundi - 10:00 à 12:00
  • 4janv-18janv-1févr-15févr-8mars-15mars-22mars-29mars-12avr-19avr-10mai-17mai
  • 40 €

André STANGUENNEC

Nous introduirons à la pensée de Nietzsche à partir de quatre voies d’accès  privilégiées :

I. L’interprétation nietzschéenne de Socrate   confrontée à celle de Hegel. Comme Hegel, Nietzsche saisit en Socrate un « tournant  »  de la pensée grecque, mais il l’interprète en penseur tragique et pessimiste  et non en penseur rationaliste et optimiste tel Hegel, continuateur moderne de Socrate, Platon et Aristote.

II. La conception nietzschéenne de la vie, de la santé et de la maladie. La position nietzschéenne au sein des philosophies de la vie : mécanisme, finalisme, vitalisme. L’originalité du finalisme nietzschéen. Les rapports de la santé, de la maladie et de la médecine, en relation  avec les deux types de volonté de puissance.

III. Nietzsche et l’interprétation de l’Écriture. Nietzsche philologue et interprète des textes écrits. Interprétation généalogique et types de volonté de puissance. Les quatre sens de l’écriture, diversement valorisés par les philosophes Spinoza, Kant, Hegel, Nietzsche. La prévalence du sens moral de l’Écriture selon Nietzsche. La généalogie nietzschéenne des textes bibliques.

IV. La conception nietzschéenne de l’État et de la guerre confrontée à celle de Hegel. Convergences et divergences. Etat et Esprit absolu (Hegel), État et  génie (Nietzsche).

Bibliographie détaillée et textes photocopiés distribués.


012140 Altérité et Culture

  • Mardi - 10:00 à 12:00
  • 12janv-26janv-9févr-9mars-23mars-6avr
  • 54 €

Alfred Romuald GAMBOU

Par une approche critique et analytique, ces cours tentent de cerner les enjeux au cœur de ces deux notions fondamentales : altérité et culture. Qu’est-ce que l’autre ? Quelle est la nature de mon rapport à lui ? Peut-on accéder à sa compréhension par le biais de la culture ? A partir de là, nous analyserons l’injonction qui nous est souvent faite « être fille ou fils de son temps » Alors que signifie être contemporain ?

  • Qu’est-ce que l’altérité ? Historicité et enracinement du concept de l’altérité dans l’histoire des idées (du monde grec au monde post Lumières).
  • Se former par les liens intergénérationnels : le recours à la pensée spectrale (« Devenir couleurs des morts » ?).
  • Apprendre à donner, apprendre à recevoir : le plaisir d’être soi.
  • Qu’est-ce que la culture ? Qu’est-ce qui sous-tendent les cultures ? Les enjeux de l’interculturalité dans un monde de plus en plus ouvert.
  • L’autre et la question du langage. Qu’est-ce que le langage ? Que recouvre une langue ? L’imaginaire des langues : l’ouverture à la culture du Tout-Monde ? (Édouard Glissant). Diversité et/ou créolisation : quels sont les enjeux ?

La conscience de soi, la conscience de son temps : ce que signifie être contemporain ? (Giorgio Agamben).

Même si l’approche est philosophique, ces cours sont a priori accessibles au grand public. Par ce biais, nous essayons de proposer un espace de questionnement et de discussion sur ces questions vives de notre actualité.

012202 Nous, le peuple

  • Jeudi - 16:00 à 18:00
  • 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr-18févr-18mars-25mars-1avr-8avr-15avr
  • 108 €

Olivier DEKENS

Où est le peuple ? A l’heure où le modèle des démocraties libérales semble trembler sur ses bases, à l’heure où les populations croient de moins en moins à la légitimité de ceux qui les représentent, il est temps de poser à nouveaux frais la question de l’identité du peuple. Origine du pouvoir, source de son bon droit, principe d’unité et de cohérence, le concept de peuple a été investi d’une multitude de fonctions, et doté de significations très diverses, le rapprochant selon les cas de la nation, de la masse, de la classe, du prolétariat, de la république même. Il s’agira de parcourir ces visages du peuple, en pointant les limites d’un modèle trop unilatéralement juridique, comme les risques d’un hypothétique lien immédiat entre le peuple et sa propre puissance. Au principe de cet itinéraire, une conviction : la nécessité d’instituer une communauté des amis, une institution qui ne peut se penser que dans un horizon révolutionnaire.

Bibliographie indicative

Aristote, Ethique à Eudème

Spinoza, Traité politique

Locke, Second traité du gouvernement civil

Rousseau, Du contrat social

Kant, Vers la paix perpétuelle

Marx, Manifeste du parti communiste

Derrida, Politiques de l’amitié

012203 Kierkegaard ou le choix de soi

  • Lundi - 18:00 à 20:00
  • 4janv-18janv-1févr-15févr-8mars-22mars
  • 54 €

Jean-François CREPEL

Souvent nous cherchons en société à être en représentation, à jouer des personnages, nous nous amusons alors à apparaître en public tout différent de ce que nous sommes en privé, trahissant un désir de n’être pas tout le temps et partout le même soi, ce désir nous conduisant sans doute à aimer la représentation théâtrale. N’est-ce pas ainsi le théâtre qui développe en nous non seulement le goût de l’exhibition, mais aussi l’espoir  fou de pouvoir devenir un jour tout autre que ce que nous sommes ? De nous libérer de nous-mêmes ?

            Cependant, la philosophie semble engager sur une toute autre voie. Philosopher, c’est vivre avec soi-même, en ayant le souci de soi-même, chercher à savoir qui nous sommes ou tenter de le devenir. Ce qui  semble signifier d’abord: refuser de se contenter de faire de sa vie un théâtre de personnages. Plutôt que de chercher à vivre des vies rêvées, la philosophie n’affirme-t-elle pas la nécessité d’affronter le réel de l’identité personnelle, en vérité et sans faux-semblant ? Le prix d’une  telle épreuve est-il alors l’abandon de toute forme de théâtre ?

  Ce sont ces questions  qui nous conduiront à examiner les textes de Kierkegaard sur les stades de l’existence, l’art, la passion, la liberté, l’engagement, l’humour, la foi  ou ce saut dans l’existence que constitue ce que le philosophe danois désigne comme l’acte de “se choisir soi-même” .

012220 Philosophie et « gai savoir » Est-il encore possible d’avoir une pensée joyeuse aujourd’hui ?

  • Mercredi - 16:00 à 18:00
  • 6janv-13janv-20janv-27janv-3févr-10févr-17févr-10mars-17mars
  • 81 €

Julie CLOAREC MICHAUD

« J’habite ma propre maison,

N’ai jamais copié personne en rien

Et me suis en outre moqué de tout maître

Qui ne s’est pas moqué de lui-même »

Epigraphe à la seconde édition du Gai Savoir de Nietzsche, GF Flammarion, Paris, 2000, p. 23.

RÉSUMÉ

Se demander s’il est encore possible d’avoir un « gai savoir » aujourd’hui c’est se donner l’occasion de définir ce que pourrait être une philosophie joyeuse dans un monde où règnent le pessimisme, et le sentiment d’arriver, individuellement et collectivement, à une saturation de l’action et de la réflexion humaines telles que nous les pratiquons. Mais c’est également se donner la possibilité de définir les fondements sur lesquels une telle philosophie pourrait se développer.

Car le gai savoir n’est pas tant une pensée de la joie que celle de la traversée vers la joie, comme le suggère Nietzsche. Et si se réapproprier cette tradition avant tout rabelaisienne c’était se donner la possibilité de traverser au mieux les épreuves contemporaines d’une vie et d’une société et d’atteindre des lendemains printaniers grâce à une philosophie exigeante mais humaine et incarnée, capable de retrouver toute sa force pratique, permettant d’inscrire de nouveau l’action humaine dans une éthique libératrice bien plus que contraignante ?

Redonner à l’homme la possibilité de penser à partir de lui-même, corps et esprit unis dans la pleine expression de sa personnalité, au-delà d’un dualisme entre plaisir et bonheur, voilà l’ambition du gai savoir et d’une philosophie joyeuse.

 

PLAN

I) Qu’est-ce qu’un gai savoir ?

– la médecine rabelaisienne face à la tristesse et à la peur

– une attitude plus qu’une connaissance

II) La désobéissance intellectuelle

– refus du sérieux

– remise en cause de l’académisme

III) Un retour au corps

– le corps comme fondement de cette philosophie

– une philosophie de l’épreuve et de l’endurance (la maladie)

– la joie par le corps (au-delà du plaisir)

IV) La joie

– le printemps nietzschéen

– la revalorisation du futile / l’ivresse

– l’éclosion de cette philosophie dans la danse

CONSEILS DE LECTURE

– NIETZSCHE (Friedrich), Le Gai savoir, traduction P. Wolting, Paris, GF-Flammarion, 2000.

– NIETZSCHE (Friedrich), Le Livre du philosophe, « Introduction théorétique sur la vérité et le mensonge au sens extra-moral », traduction A. K. Marietti, Paris, Aubier Flammarion, 1969.

– RABELAIS (François), Gargantua, Edition de Mireille Huchon, Paris, «collection » Folio Classique », Gallimard, 2007.

– EMERSON (Ralph Waldo), Essais, traduction et avant-propos Anne Wicke, Paris, Michel Houdiard Éditeur, 2005.

012226 Bienvenue dans la postmodernité !

  • Mardi - 10:30 à 12:30
  • 5janv-19janv-2févr-16févr-9mars-23mars-6avr-20avr
  • 72 €

Sophie BOSSARD

Je vous propose d’explorer ensemble les ressorts de la post-modernité : accélération du temps, dilatation de l’espace, renouvellement des rapports sociaux et politiques… Nous pourrons envisager, à l’aide de la philosophie et des sciences sociales, les grandes articulations qui paradoxalement constituent notre époque, entre injonction à « être soi-même » tout en étant « comme tout le monde », surconsommation et conscience écologique, antispécisme et transhumanisme…

012227 Voyage et formation de soi

  • Lundi - 10:30 à 12:30
  • 4janv-18janv-1févr-15févr-8mars-22mars
  • 54 €

Sophie BOSSARD

Il s’agit de s’interroger sur le voyage et ses implications, notamment en termes de changement identitaire des sujets.  Les questions suivantes seront abordées en introduction :

Pourquoi voyageons-nous ? En quel sens le voyage contribue-t-il à la formation de soi ?

Nous développerons ensuite les liens entre voyage et construction identitaire, en prenant principalement appui sur les apports contemporains de Ricœur et Foucault. Pour envisager la métamorphose des sujets, nous montrerons comment le voyage peut prendre à la fois les dimensions d’exercice spirituel et d’aventure. Enfin, le récit de voyage vient rendre compte du sujet tel qu’il désire se raconter, mais aussi de ce qu’il vit à son retour.

Le cours, à visée philosophique, vient croiser les références philosophiques, les références en sciences humaines et des extraits de récits de voyage d’auteurs contemporains. La posture se veut collaborative plutôt que magistrale.

  • Désirs de voyage : pourquoi voyager ?
  • Voyage et construction identitaire : « On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt c’est le voyage qui vous fait ou vous défait » (Bouvier)
  • Voyage et exercice spirituel : de sa préparation au voyage lui-même, en quel sens peut-on parler d’exercice spirituel ?
  • Voyage et aventure : sommes-nous tous des aventuriers ?
  • Voyage et écriture : le journal de bord, le récit de voyage… Écrits de voyage : écriture de soi ?
  • Voyage et retour : « Qui » est de retour ? Quelles métamorphoses du sujet peut-on observer ?

012231 Qu’est-ce que le totalitarisme ?

  • Mercredi - 17:00 à 19:00
  • 6janv-20janv-3févr-17févr-17mars-31mars-14avr-12mai-26mai
  • 81 €

Nadia TAIBI

La philosophe allemande H. Arendt  (1906-1975) et la philosophe française Simone Weil (1909-1943) auraient pu se rencontrer si les temps avaient été moins sombres. De l’extérieur, on retient souvent qu’elles étaient deux femmes d’origine juive et philosophes. Par de là ces rapprochements de surface, il apparaît  qu’une question traverse et préoccupe les deux pensées : celle de la réalité du mal. Celle-ci leur apparaît sous la forme de l’espace totalitaire qu’elles voient poindre en Europe dans les années 30. Nous proposerons de repenser la question du totalitarisme à partir de ces deux conceptions lesquelles tentent l’une et l’autre de penser l’impensable et en ce sens de résister à la barbarie.

012245 L’identité : questions et problèmes philosophiques

  • Vendredi - 16:00 à 18:00
  • 12févr-19févr-12mars-19mars-26mars-2avr-9avr-16avr-23avr
  • 81 €

Jean-Luc NATIVELLE

L’identité n’est pas qu’une question d’état civil, de sexe, de passé familial. Elle est ce que chacun revendique comme ce qui le distingue des autres, ou ce qui le relie aux autres. Mais l’erreur consisterait à croire qu’être soi est une évidence : d’une part, parce qu’on se donne une identité autant que l’on possède une identité, d’autre part, parce qu’il n’est pas impossible que nous en ayons plusieurs. Une identité, en somme, n’est jamais un pur donné : il y entre toujours une bonne part de construction, voire d’artifice.

Le cours proposera une réflexion sur les éléments qui entrent en jeu dans l’identité : la mémoire (et les problèmes liés à la maladie d’Alzheimer), notre rapport au corps, notre rapport aux autres ; nous insisterons sur notre besoin de nous reconnaître dans une identité collective, par la culture d’appartenance notamment, et par les représentations que l’histoire nous donne de nous-mêmes.

Nous poserons enfin la question des dérives identitaires que connaissent nos sociétés contemporaines : la revendication de l’identité – essentielle à la reconnaissance des individus – est aujourd’hui dans ses formes radicales et idéologiques l’un des principaux enjeux qui interrogent nos démocraties modernes.

Lectures conseillées :

  • Ce que n’est pas l’identité, Nathalie Heinich, Gallimard, coll. Le Débat
  • Histoire et mémoire, Jacques Le Goff, Gallimard, coll. folio histoire
  • Alzheimer, la vie, la mort, la reconnaissance, Michel Malherbe, éd. Vrin
  • L’Identité, Alex Mucchielli, éd. PUF, coll. « Que sais-je ? »
  • Qui est « je » ?, Jean-Luc Nativelle, éd. m-éditer

012250 Les frontières de l’humain : l’animal, l’homme, la machine…

  • Mardi - 17:30 à 19:00
  • 5janv-19janv-9févr-16mars-23mars-30mars-6avr-13avr-20avr-18mai-25mai
  • 74,25 €

Cyril HUNAULT

De la culture humaniste de la Renaissance à l’idéologie trans-humaniste contemporaine, nous interrogerons la manière dont l’homme se représente l’animal, et donc sa propre place au sein du monde animal.

De la Renaissance au 21ème siècle,  la question de la différence entre l’homme et l’animal est au centre du débat et sujet à de vives controverses. En effet, l’actualité nous montre des défenseurs de la cause animale qui entreprennent diverses actions de propagande pour dénoncer les conditions de mise à mort des animaux dans les abattoirs, les conditions de leur élevage ou plus directement le fait de consommer de la viande. D’autres militants espèrent obtenir l’interdiction de la corrida ou de la chasse à courre et dénoncent le fait de faire la souffrance des bêtes un spectacle ou un jeu, si enraciné soit-il dans des folklores et des traditions locales.

Sur ces questions, le débat, quand il peut avoir lieu, est plus que jamais passionné. Et c’est ce qui rend particulièrement nécessaire d’y mettre un peu de raison et de voir ce que les philosophes ont à nous dire de cette question.

De Montaigne à Elisabeth de Fontenay, en passant par Descartes, Condillac, Comte et bien d’autres… nous nous proposons de déterminer les grandes représentations de l’homme et de l’animal qui ont jalonné l’histoire de la philosophie, des sciences et de la littérature depuis la Renaissance.

Instruits de cet apport théorique nous pourrions ensuite nous intéresser à l’explicitation des représentations anthropologiques à l’origine de l’idéologie trans-humaniste.

 

Introduction : Qu’est-ce que l’humanisme ? Comment le penser au 21ème siècle ?

Partie 1 : Données épigénétiques : de rebondissement en rebondissements… / L’évolutionisme de Darwin / Les origines de l’homme et les première lignées humaines.

Partie 2 : Paléo-anthropologie (Leroy-Gourhan, Le geste et la parole)

Partie 3 : Anthropologie L’animal et l’homme dans les cosmogonies et les mythes fondateurs (Descola, Par-delà nature et culture).

Partie 4 : Métaphysique. L’animal rationnel / Les degrés de l’âme et du vivant / Dualisme ou émergentisme ? Y a-t-il une nature humaine ? ((Aristote, De anima ; Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique ; Sartre, L’existentialisme est un humanisme)

Partie 5 : Métaphysique. L’homme cartésien / La pensée symbolique et la rationalité (Patrick Wolff, Notre humanité)

Partie 6 : L’homme et l’animal dans la littérature (Vercors, Les animaux dénaturés ; Jean-Claude Carrière, La controverse de Valladolid)

Partie 7 : La morale. L’homme a-t-il le privilège du sens moral ? (Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs)

Partie 8 : La politique. Droits de l’homme, droits des animaux et du vivant (Elisabeth de Fontenay, Les bêtes dans la philosophie et la littérature)

Partie 9 : Conclusion. De l’animal à l’homme des neurosciences : comment penser l’humanisme de demain ?

Continuer la lecture de 012250 Les frontières de l’humain : l’animal, l’homme, la machine…

012315 Philosophie et mathématiques

  • Jeudi - 15:30 à 17:30
  • 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr
  • 54 €

Vincent JULLIEN

 

La philosophie et les mathématiques sont-elles opposées l’une à l’autre ? étrangères l’une à l’autre ? Utiles l’une à l’autre ? inclues l’une dans l’autre ? ou se recouvrent-elles l’une et l’autre ?

Les diverses possibilités ont été considérées, adoptées, avec plus ou moins d’ampleur et plus ou moins de bonheur.

Pour se faire une idée de la nature et des possibilités de cette relation controversée, je propose d’abord de donner des informations sur comment les philosophies pensent aux mathématiques.

Ensuite, nous pourrons réaliser quelques voyages dans des mathématiques fortement philosophiques (avec Platon, Aristote, Galilée, Descartes, Diderot, Duhem…).

Enfin, je suggèrerai quelques thèses concernant l’association des mathématiques aux sciences de la nature, ce qui constitue, en soi, une question philosophique.

Une des opinions que je soutiendrai est celle-ci : quant aux façons d’examiner philosophiquement ce que sont les mathématiques et ce à quoi elles peuvent servir, les questions essentielles ont été élaborées dès l’antiquité grecque et les cadres conceptuels pour y répondre de même.

Continuer la lecture de 012315 Philosophie et mathématiques

014001 Initiation à la sociologie

  • Mardi - 10:30 à 12:30
  • 5janv-19janv-2févr-16févr-16mars-30mars-13avr-20avr-11mai-18mai-25mai
  • 99 €

Philippe ALONZO

Découverte de la sociologie à travers les auteurs classiques de la discipline.

Invitation à la sociologie sous la forme d’un voyage initiatique aux différentes théories sociologiques de la naissance de la discipline à nos jours grâce aux grands auteurs français et étrangers (Émile Durkheim, Max Weber, Pierre Bourdieu, et bien d’autres encore…).

014010 Sociologie du système éducatif

  • Mercredi - 10:00 à 12:00
  • 26janv-2févr-9févr-16févr-9mars-17mars-23mars-30mars-6avr-13avr
  • 90 €

Yves CAREIL

Les inégalités sociales face à l’école.

Ce cours portera sur la façon dont se construisent, selon la période historique considérée, les inégalités sociales face à l’Ecole.
L’approche socio-historique donnera à mieux comprendre le changement scolaire sur ces dernières décennies : l’accroissement de la concurrence entre établissements ; la montée en puissance des « parents d’élèves professionnels » ; le jeu des renforcements mutuels entre ségrégation urbaine et scolaire…Bref, l’école s’est adaptée (non sans résistances) à la nouvelle donne mondialisée et l’extension de la scolarisation, facilement repérable pour tous les milieux sociaux, a débouché de fait sur une démocratisation ségrégative.Nous nous intéresserons ensuite aux « réussites paradoxales » (comme cas statistiquement atypiques) et, plus largement encore, aux pratiques très concrètes par lesquelles les élèves (garçons ou filles, héritiers ou non, d’origine migrante ou non, fréquentant tel type d’établissement…) sont construits et se construisent dans leur rapport au savoir et à l’apprendre. Ce changement de perspective ouvre à d’autres dimensions importantes (comme celle du sens trouvé par l’élève à aller en classe), mais longtemps négligées en sociologie… Ce qui n’est plus le cas désormais et ceci facilite le travail de repérage des conditions de possibilité / leviers à actionner pour que les processus à l’œuvre aillent davantage dans le sens d’une réelle démocratisation de l’accès au Savoir et à la Culture.

014020 Initiation à l’anthropologie

  • Jeudi - 09:30 à 11:00
  • 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr-18févr-11mars-18mars-25mars-1avr-8avr-15avr-22avr-20mai-27mai
  • 108 €

Philippe ALONZO

Appréhension de la diversité et du relativisme culturels.

En mettant nos pas dans ceux des anthropologues d’hier et d’aujourd’hui, par une présentation théorique et des exemples ethnographiques classiques et contemporains, ce cours d’initiation offre un aperçu des concepts, approches et pratiques en anthropologie sociale et culturelle.

014021 Socio-Anthropologie de la famille et de la parenté

  • Jeudi - 11:00 à 12:30
  • 7janv-14janv-21janv-28janv-4févr-11févr-18févr-11mars-18mars-25mars-1avr-8avr-15avr-22avr-20mai-27mai
  • 108 €

Philippe ALONZO

Prendre conscience de la pluralité des modèles familiaux à travers le monde et les sociétés humaines.

La famille est dans tous ses états ! Structure incontournable de notre société, on la dit malmenée, bouleversée, réduite à sa forme nucléaire alors même que ce noyau est décrit comme de plus en plus instable ! Les dernières évolutions juridiques sur le mariage réinterrogent nos conceptions occidentales modernes du couple, de la parenté et de la parentalité.
Ce cours est une invitation à croiser le regard à la fois sociologique et anthropologique sur les structures de la parenté dans les sociétés traditionnelles et sur les évolutions du couple et de la famille dans notre société occidentale. Cette double approche permet de relativiser les évolutions que nous vivons actuellement et montre que des sociétés que l’on qualifie de primitives ont trouvé, il y a déjà longtemps des réponses aux questions que nous considérons aujourd’hui comme insurmontables.

Web :
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014022 Anthropologie de la mort

  • Mardi - 10:30 à 12:30
  • 12janv-26janv-9févr-9mars-23mars-6avr
  • 54 €

Philippe ALONZO

Pour toutes les sociétés humaines, la mort n’est pas la fin de la vie. La vie continue après la mort. Cela a une conséquence directe : la mort ne s’oppose pas à la vie, mais à la naissance. Ainsi lorsqu’une personne meurt, il y a un reste et ce reste est une ou plusieurs âmes qui survivent. Toutes les sociétés ont donc mis en place des pratiques, des rites et des symboles face à un mourant et face à un mort pour faire exister ces croyances, tout comme elles ont inventé des représentations des lieux de l’au-delà. Enfin, dans toutes les sociétés humaines, des règles prescrivent des attitudes et des périodes de deuil.
Ces 6 séances d’anthropologie de la mort présentent les conceptions de l’au-delà dans les sociétés autochtones des Amériques, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie. Souvent qualifiées d’ « animistes », ces sociétés présentent différentes représentations de la mort et de ses au-delà qui entremêlent traditions cosmologiques et religions dominantes.

014050 Crises et Mutation : apprendre à anticiper un avenir imprévisible

  • Mardi - 10:00 à 12:00
  • 5janv-19janv-2févr-16févr-9mars-23mars-6avr-20avr
  • 72 €

Alfredo PENA-VEGA

La civilisation toute entière est aujourd’hui confrontée à une crise planétaire. Peut-être la plus grande de notre génération. Les décisions que les élites scientifiques et les gouvernements prendront au cours des prochaines années façonneront probablement le monde pour les années à venir. Sommes-nous prêts à apprendre à anticiper ? Comme l’a fait remarquer l’anthropologue Frédéric Kerck, « Nous n’avons pas l’imaginaire pour comprendre ce qui nous arrive », car avant de penser au monde d’après, nous devons absolument comprendre qui s’est réellement passé dans le proche ou le lointain passé. Plus qu’à une multi crise, nous devrons nous préparer à un monde en mutation. Les décisions qui façonneront notre avenir, non seulement nos systèmes de santé, mais aussi notre économie, notre vision de la nature et notre rapport à l’animal, notre relation à la science et à la culture devront tenir compte de l’imprévisible.

L’objectif de ce cours est de s’interroger sur la façon dont nos sociétés en mutation vont pourvoir anticiper un avenir imprévisible.

Comment surmonter la menace immédiate ? Quel monde habiterons-nous une fois la tempête passée, quelle qu’en soient les causes ?

014051 Les sept savoirs nécessaires pour une éducation au changement climatique

  • Mardi - 13:30 à 15:30
  • 5janv-19janv-2févr-16févr-9mars-23mars-6avr-20avr
  • 72 €

Alfredo PENA-VEGA

Il y a tout juste vingt ans, Edgar Morin écrivait « Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur », l’ouvrage pose la question de la finalité de l’éducation. Cette finalité c’est apprendre des connaissances. Mais pourquoi ? Pour apprendre à vivre, pour aider à vivre, aider chacun à affronter son destin, son destin personnel et son destin d’être social.

Ce sont justement ces fondamentaux que nous posent d’emblée les enjeux du changement climatique.  Quels   sont   en   conséquence   les   problèmes fondamentaux que   l’éducation   doit   traiter s’agissant   des effets du   changement   climatique ? On constate que ces problèmes fondamentaux sont occultés, désintégrés ou renvoyés à une seule spécialité.

A l’aide d’une grille de lecture de sept savoirs nous allons proposer une autre compréhension du changement climatique et la manière dont il devrait être enseigné.

L’objectif de ce cours est de faire une lecture critique d’une nouvelle forme d’enseigner les désordres climatiques.

014070 Être jeune au XXIe siècle, héritages et ruptures

  • Mercredi - 15:45 à 17:45
  • 6janv-13janv-20janv-27janv-3févr-10févr-17févr-10mars-17mars-24mars-31mars-7avr
  • 108 €

Vincent TROGER

Génération « Y », génération « Z », « geeks », « digital natives », « start upper », job précaires, « no live », décrocheurs, rave party, cannabis : autant de qualificatifs associés à la jeunesse contemporaine qui révèlent une multiplicité d’interrogations devant les évolutions complexes et déroutantes que semblent connaître, subir ou provoquer les nouvelles générations. Ces évolutions sont-elles radicalement nouvelles, ou s’inscrivent-elles dans la suite logique des transformations sociales et culturelles qui distinguent chaque génération des précédentes ? Ce cours se propose de tenter de faire le point à partir d’une approche historique et sociologique.

 

015005 Introduction à la psychologie

  • Lundi - 13:30 à 15:30
  • 4janv-11janv-18janv-25janv-1févr-8févr-15févr-8mars-15mars-22mars-29mars-12avr
  • 108 €

Christine FAYE-DUMANGET

Ce module d’« Introduction à la psychologie » propose un panorama global de la psychologie. Après un préambule sur le repérage et la distinction des différents métiers « psy », nous aborderons en premier lieu les aspects historiques et épistémologiques de la psychologie.  Nous découvrirons également que la psychologie recouvre différentes spécificités, qu’elle joue un rôle face aux questions du développement de la pensée et des affects aussi bien que sur les plans de l’environnement et des groupes sociaux ou encore face aux performances sportives. Nous nous intéresserons également aux méthodes et outils du psychologue. Cette première étape nous conduira plus particulièrement à la découverte de l’univers psychique de l’enfant et de l’adolescent : ses liens d’attachement et de son système affectif et psychosocial ainsi que de l’évolution de son système cognitif et de raisonnement. Dans un second temps, nous aborderons la psychopathologie, les bases sémiologiques et nosographiques des pathologies mentales, les systèmes de classifications ainsi que certaines pathologies mentales et processus en œuvre chez l’individu quel que soit son âge.  Nous nous intéresserons enfin aux diverses prises en charges psychothérapeutiques dont celles issues de la pratique médicale qui valorisent la rigueur méthodologique.

  1. Les bases de la psychologie
    • En préambule : la famille « psy »
    • Histoire de la psychologie
  2. Quelques spécialités en psychologie
    • Psychologie développementale
    • Psychologie environnementale et sociale
    • Psychologie cognitive et clinique
    • Psychologie du sport et des activités physiques
  3. Méthode et outils en psychologie
    • Méthode clinique et expérimentale
    • Outils
  4. Développement de l’enfant et de l’adolescent
    • Développement intellectuel et raisonnement cognitif
    • Liens d’attachement et développement psychoaffectif et social
  5. Psychopathologie
    • Le normal et le pathologique
    • Sémiologie et nosographie
    • Psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent
    • Psychopathologie de l’adulte et du sénior
  6. Psychothérapies
    • Le concept de psychothérapie
    • Les quatre grands courants psychothérapeutiques

015010 Psychologie de la santé

  • Lundi - 15:45 à 17:45
  • 4janv-11janv-18janv-25janv-1févr-8févr-15févr-8mars-15mars-22mars-29mars-12avr
  • 108 €

Christine FAYE-DUMANGET

Dans ce module nous nous intéresserons à la « Psychologie de la santé ». Dans un premier temps, nous aborderons les notions de santé, de bien-être et de qualité de vie selon les modèles biomédicaux, psychologiques et des activité physiques mais aussi du point de vue de la migration et des défis de l’adaptation interculturelle. Nous nous intéresserons à différents phénomènes sanitaires d’actualité : la sédentarité et le vieillissement et leurs effets fonctionnels, biologiques et psychologiques chez l’individu. Nous mettrons également l’accent sur les maladies chroniques, la psycho-oncologie et la fin de vie : depuis l’annonce du diagnostic jusqu’à la prise en charge palliative. Nous aborderons alors la question du deuil aussi bien du côté des proches et de l’entourage que du côté des soignants ainsi que les retentissements des événements et situations critiques sur les personnes malades et son entourage. Un deuxième temps nous conduira à mener une réflexion sur la questions des prises en charges et plus particulièrement celles développées initialement en médecine, qui valorisent la rigueur méthodologique dans la démarche clinique et utilisent 4 grands piliers d’aide à la décision. Nous nous pencherons ensuite plus particulièrement sur les thérapies comportementales, cognitives et émotionnelles « TCCE ». Enfin, nous terminerons ce cycle en évoquant l’activité physique comme l’une des stratégie mondiale majeure de promotion et de protection de la santé et de la qualité de vie.

  1. Psychologie de la santé
    • Santé, bien-être et qualité de vie
    • La sédentarité
    • La psycho-gérontologie
  1. La maladie, le deuil
    • Les maladies chroniques, psycho-oncologie
    • L’annonce de la maladie, la fin de vie
    • Le deuil normal, le deuil compliqué
  2. Effets des événements et situations critiques sur les personnes malades, les proches, les soignants
    • La croissance post-traumatique
    • Le response shift
    • Burnout et stress post traumatique
  3. Les thérapies fondées sur les preuves (EBP) et TCCE
    • Les prises en charge « Evidence-Based Practice » (EBP)
    • Les TCCE
  4. Activités physiques adaptées et santé (APAS)
    • La prévention chez l’enfant, l’adulte, le senior
    • Effets de l’activité physique sur le bien-être et la qualité de vie

016010 Pratiques d’écriture 2 – Ecriture à contraintes

  • Vendredi - 13:30 à 15:30
  • 6nov-20nov-4déc-18déc-8janv-22janv-5févr-19févr-19mars-2avr-9avr-23avr
  • 144 €

Lilas NORD

Exercices de style : saisir les outils de l’écrivain et s’en saisir

Les séances sont conçues comme série d’exercices de style où les contraintes proposées serviront de moteur à la création. À chaque séance, une nouvelle contrainte d’écriture sera présentée, qu’il s’agisse de jouer avec des œuvres existantes ou de composer des textes personnels. Cadavres exquis, transpositions, réécritures, écriture à plusieurs mains, figures de style imposées permettront, entre autres, de mieux cerner les outils de la langue et de l’écrivain et d’affûter la plume de chacun.

016020 Atelier nouvelles : Instants

  • Lundi - 10:00 à 12:30
  • 2nov-16nov-30nov-7déc-14déc-4janv-18janv-1févr-15févr-15mars-29mars-19avr-17mai-31mai
  • 210 €

Sylvie BEAUGET

Espace d’écriture limité, temps de lecture réduit, l’art du nouvelliste est un art spécifique qui vaut d’être approfondi. Cet atelier Nouvelles permet d’apprécier et de pratiquer cet art et ses techniques de la concision.

Le format court de la nouvelle se prête à merveille aux instantanés. L’auteur de nouvelle, tel un photographe, capte un moment, fixe une action, éclaire l’anecdote, l’incident, la minute magique ou fatale. Nous explorerons durant cette saison l’écriture de nouvelles-instants.
Pour chaque séance une consigne d’écriture est donnée. L’écriture se fait chez soi. A chaque séance, chacun lit ou fait lire sa nouvelle. Après les lectures des propositions sont faites pour travailler chaque nouvelle. Il s’agit parfois de perfectionner ce qui a été écrit ou d’essayer une autre approche.
Une balade en extérieur est prévue, la date et le lieu de rendez-vous seront donnés lors de l’atelier.

016035 Atelier : entrer en poésie par le souffle

  • Vendredi - 09:30 à 12:00
  • 8janv-15janv-22janv-5févr-12févr-19févr-12mars-19mars-26mars-9avr-16avr-23avr
  • 135 €

Marie BLAIN-PINEL

Vous aimeriez lire de la poésie et cela vous semble un univers étranger ? Entrer en poésie suppose de savoir lire pour entendre ce jeu particulier de la langue qui repose pour une grande part sur le souffle. François Cheng est un témoin contemporain très puissant de cette conception poétique. En prenant appui sur son œuvre, et d’autres autour, dans la ligne de ceux que Cheng appelle « les poètes de l’être » – le cours se présentera sous forme d’atelier pour mettre chacun en capacité d’expérimenter ce souffle poétique. Il ne s’agira pas d’une approche académique des œuvres, mais d’une mise en pratique de lecture, de partage de l’émotion poétique selon le choix de chaque participant, pour reconnecter la poésie à l’émotion intime de chacun. Une large part sera faite à la découverte de la poésie contemporaine.
Trois aspects complémentaires seront abordés en lien :

1. la familiarisation avec les règles classiques de lecture de la prosodie française  – et leur assouplissement contemporain ;

2. des ateliers d’écriture poétique pour découvrir les ressources propres à cette pratique ;

3. le partage à voix haute de poèmes choisis par les participants simplement parce qu’ils les touchent, sous la forme de la réalisation d’une anthologie. L’atelier dure 2h 30 pour nous donner le temps de la lecture et de l’écriture et du partage, selon des propositions variées.

Œuvre de référence : François Cheng : Et le souffle devient signe, 2001/réédition 2014 – À l’orient de
tout,
2005 – Enfin le royaume, 2018 … De nombreux poèmes seront proposés et distribués, ainsi
qu’une bibliothèque de poésie tournante, enrichie par les apports des participants.

017005 Atelier lecture

  • Mardi - 18:00 à 19:30
  • 3nov-1déc-5janv-2févr-9mars-6avril-11mai
  • 63 €

Amandine GLÉVAREC

L’atelier de lecture de cette nouvelle année sera placé sous le thème de la Rencontre. Femmes, hommes, certains auteurs se sont lancés dans des autobiographies, plus ou moins romancées, ou dans de formidables portraits de personnages plus vrais que nature. La lecture peut-elle être vécue comme une rencontre que nous n’aurons jamais l’occasion de faire dans cette vie, là est l’enjeu. Entre universalité des sentiments humains et spécificité des histoires particulières, la lisière est mince. Il sera donc question d’empathie et de découverte de l’autre à travers sept ouvrages, classiques ou contemporains :

1/ Mrs Dalloway de Virginia Woolf (Folio)

2/Demande à la poussière de John Fante (10-18)

3/ Vagabonds de la vie de Jim Tully (Le Livre de poche)

4/ La Cloche de détresse de Sylvia Plath (L’Imaginaire)

5/ Homo sapienne de Niviaq Korneliussen (10-18)

6/ Le Plongeur de Stéphane Larue (Points)

7/ Mon Traître de Sorj Chalandon (Le livre de poche).

À l’issue des séances, les étudiants seront invités à voter pour le livre qu’ils auront préféré, celui-ci sera indiqué sur le site de l’UP comme « recommandation » des étudiants de l’atelier lecture.

019009 Culture grecque, explorations culturelles dans la Grèce antique – Parcours II

  • Jeudi - 13:30 à 15:00
  • 14janv-28janv-11févr-11mars-25mars-8avr-22avr-20mai
  • 54 €

Yves TOUCHEFEU

Ce cours invite à explorer l’histoire et la culture de la Grèce antique, en abordant des questions variées.
Cette année est  proposé le Parcours II, qui constitue un ensemble autonome comme le sont aussi les Parcours I et III. Chaque séance est consacrée à un sujet spécifique. Voici le programme de ce second parcours :

  1. Homère. L’Odyssée
  2. Dionysos et Apollon : deux grands dieux de la Grèce antique
  3. Sophocle : Œdipe-roi
  4. Hérodote, le « Père de l’Histoire »
  5. Thucydide et la guerre du Péloponnèse
  6. Le temps des Sophistes à Athènes : grandeur et vertiges de l’humanisme
  7. Alexandre : de l’histoire au mythe (I) —jusqu’à la mort d’Alexandre
  8. Alexandre : de l’histoire au mythe (II) —après la mort d’Alexandre