033410 Les français et l’orthographe, une question d’union nationale ?

  • Dates des cours : 12janv-19janv-26janv-2févr-9févr
  • Heure de début du cours : 15:45
  • Heure de fin du cours : 17:45
  • Jour du cours : Mardi
  • Intervenant : Vincent Troger


Vincent TROGER

Lorsqu’un élève se trompe en calcul, il est d’usage de dire qu’il a commis une erreur, mais s’il le fait en orthographe, on parle alors d’une faute. L’objet de ce cours est de s’interroger sur l’origine de l’importance majeure que les français et leur école ont attribué à la précision orthographique. On verra comment, à partir du moment où François 1er fait du français la langue officielle du royaume, l’établissement de règles standardisées de syntaxe, d’orthographe et de calligraphie est devenu un enjeu de pouvoir. Avec la Révolution Française et son projet d’égalité des droits et d’unité de la nation, c’est la pratique du français qui commence à s’imposer sur l’ensemble du territoire, et un siècle plus tard, l’école républicaine fait de l’orthographe un des outils de diffusion du patriotisme et des valeurs républicaines. Dès lors la dictée devient l’exercice emblématique de l’école primaire, et l’orthographe le critère unique de la qualité et du niveau d’un citoyen français. Mais depuis quelques décennies, l’orthographe est moins enseignée à l’école, la dictée n’est plus l’exercice emblématique de l’école primaire, et le « niveau baisse ». La dernière partie de ce cours interrogera cette évolution, et tentera aussi d’en vérifier la réalité par quelques exercices pratiques et ludiques.

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