012220 Philosophie et « gai savoir » Est-il encore possible d’avoir une pensée joyeuse aujourd’hui ?

  • Dates des cours : 6janv-13janv-20janv-27janv-3févr-10févr-17févr-10mars-17mars
  • Heure de début du cours : 16:00
  • Heure de fin du cours : 18:00
  • Jour du cours : Mercredi
  • Intervenant : Julie CLOAREC MICHAUD


Julie CLOAREC MICHAUD

« J’habite ma propre maison,

N’ai jamais copié personne en rien

Et me suis en outre moqué de tout maître

Qui ne s’est pas moqué de lui-même »

Epigraphe à la seconde édition du Gai Savoir de Nietzsche, GF Flammarion, Paris, 2000, p. 23.

RÉSUMÉ

Se demander s’il est encore possible d’avoir un « gai savoir » aujourd’hui c’est se donner l’occasion de définir ce que pourrait être une philosophie joyeuse dans un monde où règnent le pessimisme, et le sentiment d’arriver, individuellement et collectivement, à une saturation de l’action et de la réflexion humaines telles que nous les pratiquons. Mais c’est également se donner la possibilité de définir les fondements sur lesquels une telle philosophie pourrait se développer.

Car le gai savoir n’est pas tant une pensée de la joie que celle de la traversée vers la joie, comme le suggère Nietzsche. Et si se réapproprier cette tradition avant tout rabelaisienne c’était se donner la possibilité de traverser au mieux les épreuves contemporaines d’une vie et d’une société et d’atteindre des lendemains printaniers grâce à une philosophie exigeante mais humaine et incarnée, capable de retrouver toute sa force pratique, permettant d’inscrire de nouveau l’action humaine dans une éthique libératrice bien plus que contraignante ?

Redonner à l’homme la possibilité de penser à partir de lui-même, corps et esprit unis dans la pleine expression de sa personnalité, au-delà d’un dualisme entre plaisir et bonheur, voilà l’ambition du gai savoir et d’une philosophie joyeuse.

 

PLAN

I) Qu’est-ce qu’un gai savoir ?

– la médecine rabelaisienne face à la tristesse et à la peur

– une attitude plus qu’une connaissance

II) La désobéissance intellectuelle

– refus du sérieux

– remise en cause de l’académisme

III) Un retour au corps

– le corps comme fondement de cette philosophie

– une philosophie de l’épreuve et de l’endurance (la maladie)

– la joie par le corps (au-delà du plaisir)

IV) La joie

– le printemps nietzschéen

– la revalorisation du futile / l’ivresse

– l’éclosion de cette philosophie dans la danse

CONSEILS DE LECTURE

– NIETZSCHE (Friedrich), Le Gai savoir, traduction P. Wolting, Paris, GF-Flammarion, 2000.

– NIETZSCHE (Friedrich), Le Livre du philosophe, « Introduction théorétique sur la vérité et le mensonge au sens extra-moral », traduction A. K. Marietti, Paris, Aubier Flammarion, 1969.

– RABELAIS (François), Gargantua, Edition de Mireille Huchon, Paris, «collection » Folio Classique », Gallimard, 2007.

– EMERSON (Ralph Waldo), Essais, traduction et avant-propos Anne Wicke, Paris, Michel Houdiard Éditeur, 2005.

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